Une vingtaine de tumuli (tertres funéraires) sont inventoriés sur le territoire d'Ibos, la plupart sur le plateau de Ger où l'absence de mise en culture les a protégés. Sur la photographie de la fouille archéologique d'un tumulus sous l'A64, une périlithe (cercle de pierres) est visible après dégagement de la butte de terre qui la recouvrait. La datation des tumuli va de l'époque du Bronze ancien à l'Age du Fer, c'est-à-dire la période protohistorique mais certains ont été réutilisés à l'époque romaine. Le nom Ibos est composé d'un radical inconnu suivi du suffixe aquitain – os qui est antérieur à l'arrivée des Romains.
Le « Castera » est un oppidum (place forte) protohistorique réaménagé en château en bois sur motte au Moyen-Age.
Il occupe un site d'éperon à l'extrémité Nord d'un coteau qu'il suffisait de barrer sur un côté par un fossé du côté Sud et il est plus proche de la plaine que le plateau de Ger.
Des tessons de céramiques protohistoriques datés des périodes d'Hallstatt et de la Tène (deux périodes de l'Age du Fer) y ont été trouvés. La plate-forme protohistorique qui a une superficie d'1,3 ha est coupée de la motte du Moyen-Age par un talus et un fossé artificiels. La motte est entourée d'un fossé qui devait être profond de près d'environ 7 mètres.
Des tessons d'amphores romaines ont également été découverts. La plate-forme a été réutilisée comme basse-cour du château au Moyen-Age. La photographie aérienne en infrarouge permet de détecter des traces claires à son extrémité Sud. Ce sont donc des espaces plus secs qui pourraient s'expliquer par la présence de vestiges d'anciens bâtiments.





















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