L'église d'Ibos est un édifice de taille imposante qui domine la riche plaine. Les murs qui sont formés d'un jeu de briques et de galets roulés, étaient recouverts d'un enduit jusqu'au début du XXe siècle.





L'édifice est caractéristique du gothique languedocien.
La poussée de la voûte sur croisée d'ogives ne s'exerce pas directement sur les murs mais elle se divise en quatre sur les piliers d'angle qui sont soutenus à l'extérieur par des contreforts. Ceux-ci sont couverts par des larmiers qui les abritent de la pluie. Donc les murs de cette église gothique peuvent être percés de vitraux et la nef peut gagner en largeur et en hauteur par rapport à une construction romane.
Les fenêtres ogivales sont divisées par des meneaux. Elles se terminent par des quadrilobes inscrits dans des cercles : ce sont des remplages gothiques qui ressemblent à ceux datés du XIVe siècle. En 1850, le chevet n'avait que des ouvertures aveugles. Depuis quand étaient-elles murées ?
Le chevet est surélevé par rapport à la nef. Tous les deux datent du XIVe ou du XVe siècle.




Le chevet est polygonal.




Il est coiffé d'un toit pyramidal à sept pans, surmonté par une lanterne.



Le grand clocher occidental ressemble plus à une tour avec ses meutrières. Le haut du mur de la nef est percé d'ouvertures et des créneaux couronnent les contreforts. L'église faisait fonction de réduit fortifié. En 1614, Guillaume Mauran nous apprend que "l'eglise (...) a des murailles fortes et hautes". Les Ligueurs s'en servirent de repaire entre 1592 et 1594. "La garnison se fortifia dans ladite eglise". Le sénéchal de Bigorre les en chassa et fit "abbattre une partie de la voute et toutes les deffances (...). Les marques des fossés et les ruines des murailles qui restent à l'entour de laditte eglise, montrent assez qu'il y a eu cydevant quelque forteresse bien garnie et peuplée".



Il a une nef unique particulièrement adaptée pour la prédication, spacieuse et de la légèreté. Elle est unique, plus facile à construire et donc à moins coûteuse.














Le parvis est orné d'une calade qui est un tapis de cailloux polychromes formant des motifs. Ceux disposés en losanges datent d'avant le XIXe siècle alors que la rosace au centre est de la deuxième moitié du XIXe siècle.





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